lundi 07 septembre


- Vous allez bien?
Oui je suis en train de gambader follement dans les prés, ca ne se voit pas? Crétin...
J'ouvre un oeil sensé être méchant et trouve un petit mec dans mon champ de vision.
Détecteur de geau gosse activé.
Bon, je dois surement être toute verte, c'est pas terrible pour draguer.
Je n'ai jamais suporté la mer, alors un voyage de trois heures c'est bien au dessus de mes capacités.
- Vous devriez peut-être prendre l'air?
Bon, peut-être pas si crétin que cela. Tiens mais c'est le premier britton que je rencontre quand on y pense. Je vais essayer de ne pas lui vommir sur les pieds.

Malgrés mon accent déplorable, Tom (c'est son nom) comprends à peut près ce que je lui dit et m'emmène sur le bastingage. C'est dingue le vent qu'il peut y avoir en pleine mer! Ca a tendance à donner à ma chevelure un air de poulpe affecté de vache folle, c'est très seyant... Dailleurs mon sauveur ma abandonné ici. Bon.
Au moins il avait raison, je me sens mieux dehors.

- Bonjour, amie compatriote!
Un touriste, vu les chaussettes dans les tongues. Son short lui bat ses petites jambes glabres d'une manière tout à fait sexy. C'est ironique.
Ce mec ne m'a pas laché de toute la traversée. Henry viens de Marseille et est toujours prêt à aider une petite demoiselle affolée. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre?
Bon, mon calvaire semble prendre fin, les effluves d'algues pourissantes frappent à la porte de mes narines (comme c'est joli comme expression) et je regagne mon siège en priant pour garder mon repas dans mon ventre.

Après un message incompréhensible d'une voix de miss météo qui s'est tappé treize ans de clope, les gentils utilisateurs du ferry que nous sommes sont priés de se diriger vers les sorties. Comme si notre rêve à tous était de rester infiniment sur ce bateau des dieux. Bon, calme toi.
Henry tiens absolument à me tennir le bras, au cas où je me sentirais mal. Je n'y tiens pas merci. Tiens c'est dommage mais je vais devoir l'abandonner ici, quelle deception! Ah, j'ai un peu tendance à monter la mayonnaise toute seule.

Les roues de ma valise roulante (quoi qu'elle semble mal porter son nom en locurance) se prennent dans le grillage de la plaque qui nous mène sur le plancher des vaches. Oh enfin, un sol qui ne bouge pas!
Maintenant il ne me reste plus qu'à trouver ma famille d'acceuil.

Un homme me regarde en hésitant. Après un coup d'oeil à la foto qui m'a été donnée je reconnait Mr.Menton (non, ca ne se prononce pas comme un menton...) qui apparament a proffité de l'été pour se faire pousser la moustache.
Et c'est partit...
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# Posté le jeudi 19 février 2009 05:51